Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 15:33

Il était une fois un monsieur qui mettait des couvre-têtes. Un jour, il voit une photo d'une jeune femme avec un bonnet multicolore sur la tête. Content, il tape dans ses mains. Le temps passe et l'occasion se présente de l'interviewer : un rêve se réalise.

Bonjour Alekseï. Tu es très active sur le forum dans la section poésie. Qu'est-ce qu'un poème doit provoquer chez toi pour que tu le considères comme « bon » ?

Déjà je peux trouver un texte bon sans l’aimer vraiment. A vrai dire, si je le trouve bon c’est que je n’ai rien à redire, que la forme est belle mais qu’il ne me touche pas. Pour que j’aime un poème il doit me parler, me faire ressentir des émotions ou me faire voyager. Quand je lis un texte, je n’ai pas envie de rester derrière mon écran. J’ai envie de ressentir des émotions, même si ce ne sont pas les miennes, d’être totalement emportée.

Quelles sont les raisons qui te font venir sur un forum d'écriture ? As-tu l'impression de progresser ? Certains disent qu'en venant, ils écrivent moins. Est-ce ton cas ?

Je viens ici pour recevoir des critiques sur mes textes, je ne peux pas le nier, mais j’aime bien aussi flâner, lire ce que les autres font et puis parler avec des inconnus. C’est agréable quand on sait qu’on a au moins tous un point commun.
Sinon oui j’ai clairement l’impression de progresser. Après c’est par période, je peux stagner pendant six mois et sentir un changement brutal. Le fait d’être confronté à des regards extérieurs, et parfois très expérimentés, ça aide toujours. Même une impression de lecture guide. Alors oui, je pense que si on est attentif à ce qu’on nous dit, on peu vraiment progresser. Quant au fait de moins écrire en venant… Non ce n’est pas mon cas. Lorsque j’écris moins c’est plus une question de phase que dû au forum.


Bien, enchaînons avec une petite mise en situation. Dans dix années, tu gagnes le « Rowling d'Or », quelles seraient tes premières réactions ? Un poing rageur accompagné d'un « I did it » ?

Le nom du prix m’a bien fait rire. Sinon concrètement j’en sais trop rien .Tout dépendra des critères de ce prix… Je sais pas du tout en fait. Je pense que le fait de recevoir la moindre récompense littéraire me laisserait plus sur le cul qu’autre chose…

Considères-tu tes oeuvres comme tes enfants ? Si la critique est dure mais justifiée, arrives-tu à faire la part des choses ?

Je ne considère pas mes œuvres comme mes enfants mais plus comme des parts de moi-même. Quand j’écris, j’essaye d’être honnête ou du moins, d’écrire avec mes tripes, même si je n’y parviens pas toujours. Dans cette mesure, les critiques me touchent forcément. Après, j’ai fini par apprendre à les accepter. J’avoue qu’au début je ne savais pas faire la part des choses et que j’étais profondément vexée à chaque fois. Maintenant j’essaye de prendre du recul et de tirer un maximum de profit de ce qu’on me dit. La critique justifiée c’est vraiment le meilleur moyen de progression donc même si c’est dur au début, après, ça aide vraiment…

Avec le recul du temps, comment juges-tu ton premier poème ?

Il me fait beaucoup rire. Disons qu’il incarne à peu près tout ce qui m’insupporte désormais en poésie. Du coup, quand je retombe dessus, je me moque un bon coup de moi-même et je me dis qu’au final, même si je suis loin d’être experte, j’ai au moins passé ce cap de médiocrité profonde.

Comme tu le sais, la deuxième partie de l'interview permettra de te découvrir un peu plus. Si tu dois choisir entre nager sans contraintes et voler dans le ciel, quel serait ton choix et pourquoi ?

Question difficile. J’adore nager parce que c’est l’un des rares moments où j’arrive à me vider totalement la tête mais je crois que je choisirais quand même de voler. La perspective de tout voir de là-haut et de pouvoir aller où je veux bien plus vite me plait beaucoup.

Rire, ça représente quoi pour toi ?

C’est très important. Déjà parce que c’est associé à quelque chose de social. Même s’il m’arrive de rire toute seule comme une idiote (je suppose que ce n’est pas difficile à visualiser), le rire c’est souvent à plusieurs. Dans cette perspective là, c’est quand même génial. Puis la bonne humeur ça fait du bien. Et enfin, ça me permet de rattraper les minutes de vie que je perds ailleurs ! =)

Hum, hum, hum tu es une jeune femme particulièrement chevelue. Tu n'as jamais eu envie de faire la boule à zéro comme Demi Moore ou Britney Spears ?

Oula non ! Même si mes cheveux me prennent souvent la tête (que c’est drôle…) concrètement j’ai pas très envie de m’en débarrasser. Et puis franchement Le Cheyenne, toi ça te va bien, mais pour moi, la boule à zéro, ça ferait plus peur qu’autre chose…

Nous avons tous une façon de danser particulière. Par exemple, Elianaca pratique la danse de l'albatros. Dis-nous donc comment tu danses.

J’aimerais bien voir ça tiens…
Bah sinon je ne sais absolument pas danser donc on va dire que je suis plutôt adepte de la danse n’importiste (petite dédicace discrète). Je fais au feeling, donc ça peut passer du poulpe à la puteàfrange selon mon humeur (et le taux d’alcool que j’ai dans le sang aussi…).

Imaginons qu'un matin tu te lèves et que tu te trouves dans ton bol un bonbon qui te permette de vivre un événement dans le passé. Sur quoi se porterait ton choix ?

C’est dur ça, y’a beaucoup de choses que j’aurais adoré vivre. Mais peut être Woodstock. Au-delà de l’aspect « drogue », c’est pour la musique, le mouvement que ça a représenté. Bref, ça me fait franchement rêver.

« On est bien avec peu, triste avec mieux ». Comment tu te positionnes par rapport à ça ? Est-ce que tu arrives à être heureux avec ce que tu as ou en désires-tu toujours plus ?

Je trouve cette phrase un peu pessimiste quand même. Ou du moins, trop porté sur l’hypocrisie du genre « c’est cool de rien avoir, au moins on voit le vrai sens de la vie ». Après je suis d’accord sur le fait que la poursuite sans frein de nouveaux plaisirs et autres est dangereuse (là je fais genre mais en fait, j’ai juste un vieux souvenir de cours de philo. Non je ne suis pas intelligente, ne vous méprenez pas). Plus sérieusement, j’arrive à me contenter de ce que j’ai dans l’ensemble même si comme tout le monde il m’arrive de rêver d’avoir d’autres choses en plus. Mais concrètement ça me va bien, parce que ça ne m’empêche pas de vivre et qu’en plus, ça me permet de me projeter un peu, de sortir du monde réel pour rêvasser.

Un message à faire passer, une chose à ajouter ?

Comme je l’avais fièrement noté sur un cours, je suis amoureuse de Dolly (Ahahaha =)). Sinon je tenais à citer quelques gens que j’aime bien ou que j’admire (séquence émotion, imaginez les noms qui défilent avec une petite musique d’ambiance un peu tristoune) : Jackal, This, Rêvelin, Le Cheyenne, Fitz (même s’il a disparu), Ayu, Rime, Vixen et puis j’en oublie certainement.

Par Ecrivains en herbe - Publié dans : Interviews et Témoignages
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